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20.02.2008

Mon film TATASTROPHE

Je suis contre ne pas être cohérent...mais bon...

J'écoute de la musique parfaitement louable, mais pourtant, si les censeurs cultureux fouillaient dans mon i-pod, ils tomberaient sur des titres qui leurs feraient vomir leurs sushis (my Britney side...c'est dur à avouer)...

Pour les films c'est pareil. Je m'enthousiasme pour des films suédois sous-titrés en latin ("Laissons la mort rentrer plus on est de fous plus on rit" de Octovish Linoleum). Mais pourtant, il y existe un genre en matière de septième art qui m'attire comme une mouche sur une carcasse de buffle :

LE FILM TATASTROPHE.

Les Survivants qui se boulottent les uns les autres dans la cordillère des Andes,
le Titanic où que toutes les dentelles flottent dans une eau glaciale,
Le Jour d'avant du Jour d'après avec le cow-boy pédé de Brokeback Mountain et les loups dans NY,
Le Poséidon (toutes les versions) où ils grimpent dans un arbre de noel "POUR ATTEINDRE LA SALLE DES MACHINES QUE C'EST NOTRE SEULE CHANCE MON REVERAND"

Bref, un bon vieux film TATASTOPHE et mes poings se collent à mes joues pendant une heure et demie.

Je me fous de savoir si c'est probable ou pas, du moment où la terre tremble, les immeubles tombent, où les gens meurent courageusement ou pas, et qu'une poignée d'irréductibles (souvent un antihéros, une blonde, un noir, un vieux, un enfant et deux amoureux) se battent pour avoir une "revanche sur la vie".

Il faut qu'au départ ce soit une situation banale ("Moi je suis fous de joie...me promener me promener me promener en forêêêêêêt. Je suis la reine des gâteaux, j'en ai l'eau l'eau j'en ai l'eau l'eau j'en ai l'eau à la bouche"), et que le monde devienne apocalytique et que tout le monde ait du cambouis sur la goule et que les belles robes soient déchirées.

Finalement aimer les films TATASTOPHE revient à ce principe enfantin de casser sa tour de légo.
Une tour qu'on passe sa vie à construire avec rigueur et amour et, par un plaisir malsain, on détruit sans vergogne.

Et si les films TATASTOPHE étaient à destination des pessimistes et des flippés qui fascinés par le fait que tout peut s'arrêter du jour au lendemain trouvent une justification à leur manque de courage?

Depuis que j'ai vu COVERFIELD hier soir, je guette par la fenêtre des fois qu'un gros monstre (genre ours -dixit mon copain Dadou !) attaque la ville et me donne l'occasion de me connaître vraiment !


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11.02.2008

Blonde Turkey

J'ai vu la version américaine de l'émission "j'ai la culture d'un gamin de 10 ans" (je sais plus le titre).

L'émission illustre le fait que plus on vieilli moins on sait de chose et moins on se cultive ( à cause qu'on bosse comme des cons, à cause que "tu sais pas c'que m'a fait kévhyn ? une otite !", à cause que les courses, à cause que les traites de la balancelle à payer...")

Bref, un candidat face à un gosse de 10 ans, doit répondre à des questions basiques de culture générale.
Vu que le candidat est souvent moins cultivé qu'une huitre (qui elles, le sont n'empêche), il triche souvent en copiant sur l'élève de CM2.

Candidate du jour : Kelly (je jure que c'est vrai), blonde, jolie quoiqu'un peu tarte. Une trentaine d'année (mais vu le maquillage de pouffe, peut-être moins).

L'élève : un gosse de dix ans à l'oeil qui frise.

La question problématique :
"Budapest est la capitale de quelle pays ?"

A la lecture de la question, la candidate affiche une expression de saule pleureur indigné : "BIOUDAPEUST ? What's that ! Is this a country ? " (c'est donc mal parti).

Elle illustre peu après qu'elle ne différencie pas "pays" et "capitale".

L'animateur désespéré l'aide un peu.

Elle peine, balbutie que finalement elle a un doute.

"Je sais que France est un pays et pas une ville. Je ne sais plus. Bon je vais dire FRANCE".

Elle hésite puis se ravise et demande à copier sur son voisin.

L'élève de 10 ans est mort de rire.
Sur son ardoise il montre fièrement la bonne réponse : "HUNGARY" (prononcer vite HUNGARY revient à dire HUNGRY donc "avoir faim" en anglais).

Et là le monde s'arrête, l'univers prend un sens chez cette jeune femme.
Elle lit la réponse et tombe des nues.
"THERE IS A COUNTRY CALLED HUNGRY ????" dit-elle.
(elle ne sait donc pas écrire HUNGRY vu qu'elle ne fait pas la différence avec HUNGARY)

Elle clame ensuite qu'elle a entendu parler d'une "ville" nommée "TURKEY" (Turquie en anglais..;qui veut aussi dire DINDE en anglais !)

Mais là pour Kelly c'en était trop.

Et oui, DINDE et AVOIRFAIM sont deux pays d'"EUROPE".

Et, au fait Kelly, tiens toi bien, EUROPE, c'est aussi le nom d'un groupe rock hyper ringard...

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08.02.2008

Sur le carreau

Il y a quelques jours, dans mon entourage, quelqu'un est décédé. Bah oui c'est assez triste...

C'était une septuagénaire qui a passé sa vie à s'occuper de son mari, d'elle-même, et par dessus tout de sa maison. Une ménagère hors pair. Elle balayait, astiquait, aspirait, nettoyait à rivaliser avec la chanson de Zouk Machine.
C'était un peu convulsif en fait.

Son mari est mort il y a deux mois.

Sa soeur devait passer la prendre pour faire une course. Elle est rentré dans l'appartement car personne n'ouvrait la porte.

Voyant de loin sa soeur en hauteur, elle a dit "Crois-tu que c'est le moment de faire les carreaux ?"

En fait elle venait à peine de se pendre.

Moi je dis, quand on a une étiquette sur le front, on ne s'en débarasse plus...

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07.02.2008

Prout courtois

Je suis définitivement pour les rdv ANPE.

Vous trainez une grippe hivernale ? Vous vous réveillez avec un sachet de Fervex laissé dans le lit décalqué sur votre joue ? Vous êtes en pleine déprime molle ? Vous ne vous souvenez pas de la dernière fois où vous avez été pris de convulsions à cause d'une crise de fou rire ?

Pour vous requinquer, j'ai THE solution.

Le rdv ANPE.

J'ai déjà trouvé mon premier rdv d'inscription aux Assedics assez drôle (voir le post Ass et Dick), mais ma seconde incursion vers le retour à l'emploi a été tout aussi jouissive.

8h30, rdv avec Barbara Bartland (nom fictif pour préserver la dignité de l'agent en question).

Je passe les formalités et autres mises à jour pour en venir au moment crucial du RDV.

Barbara avec ses faux airs de Catherine Jacob me plait bien.

Barbara me pose des questions sérieuses, même si elle dévie à un moment vers le parcours professionnel de ses enfants pour illustrer le mien. Bon passons...

Peu après, en pleine illustration de la fusion entre les Assedics et l'ANPE, v'la ti pas que la Barbara lâche...UN PROUT.

Pas le gros pêt de lourdeau alcoolique. Non non non...Un petit prout aigu et sonore.

Un prout en Mi de trompette qui vexe.

A la même seconde (elle est réactive), elle a toussé comme si mon attention allait se focaliser sur son petit toussotement, éradiquant de ma mémoire le prou-prout peu distingué.

Sauf que le toussotement a dû lui faire faire un ultime effort peu recommandé car ELLE EN A LACHE UN DEUXIEME, une sorte de petit frère !!!!

Rendant les armes, elle a avoué son forfait en sortant un mignon "pardon".

Que répondre ? Quoi dire ? Rire...non c'est pas poli.
Faire semblant de rien ? C'était mon intention.
Mais bon, elle m'a demandé pardon.

J'ai été pris de cours et touché par sa requête.
J'ai répondu un "c'est pas grave" plein d'empathie.

Mais je doute que ma courtoisie a été d'un grand réconfort eu égard aux efforts déployés soldés par un échec cuisant.

On dit justement que "la courtoisie nous donne la faculté de respecter nos interlocuteurs sans avoir besoin de croire à leur importance".

J'ai à ce jour un profond respect pour Barbara.



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